L'ÉCHO DE MES RÊVES OUBLIÉS


 

Dans le silence des nuits profondes,  

Quand tout s’endort sauf les regrets,  

Revient parfois d’un monde en onde  

L’écho des rêves que j’ai laissés.


Ils flottent, fragiles, dans ma mémoire,  

Comme des ombres qui cherchent leur voix,  

Des morceaux d’hier pleins d’espoir  

Que le temps a noyés parfois.


Je les entends frôler mon âme,  

Chuchotements d’un autre moi,  

Celui qui croyait que la flamme  

Ne s’éteindrait jamais en soi.


Ces rêves d’enfance, purs et libres,  

Peints de couleurs qu’on ose à peine,  

Aujourd’hui tombés dans l’équilibre  

D’une vie trop sage, trop pleine.


Mais l’écho frappe encore aux murs,  

De mon cœur et de mes silences,  

Il me rappelle qu’aucune blessure  

N’a tué ma soif d’espérance.


Je ferme les yeux pour les revoir,  

Ces étoiles que j’ai abandonnées,  

Et dans ce simple instant de noir,  

Je sens qu’elles peuvent rayonner.


L’écho me dit de ne pas fuir,  

Qu’il n’est jamais trop tard pour croire,  

Qu’on peut renaître dans le désir  

De réveiller sa propre histoire.


Alors je tends l’oreille au vent,  

Je cueille ce souffle oublié,  

Et je redeviens, en rêvant,  

L’écho de ce que j’ai été.


Ils m'appellent depuis le passé,  

Ces fragments de ciel et de feu,  

Des promesses que j’ai effacées  

Par peur de décevoir mes vœux.


Ils murmurent des mots d’autrefois,  

Des envies que j’ai fait taire en moi,  

Des chemins que je n’ai pas pris  

Par crainte de perdre ce que j’ai construit.


Mais à quoi bon une vie rangée  

Si l’âme, elle, reste enfermée ?  

À quoi bon briller en surface  

Quand l’intérieur pleure en silence ?


Chaque battement me rappelle  

Ce que j’ai tu dans l’étincelle,  

Et cet écho, même affaibli,  

Me pousse à choisir l’infini.


Ce n’est pas l’âge qui éteint les rêves,  

Mais le doute qui lentement crève  

La voix intérieure, l’élan sincère,  

Le feu sacré, l’appel de la mer.


Alors je rouvre mes vieux carnets,  

Mes idées folles, mes secrets,  

Je redonne vie à mes pensées,  

À mes rêves longtemps oubliés.


Et dans ce chant venu d’ailleurs,  

Je sens renaître une douce ardeur :  

Celle de vivre pour de vrai,  

En suivant l’écho... que j’avais renié.


DONALD LE RÊVEUR D'ENCRE 

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